Pour lui, mûrir et mourir ne sont séparés que par le « O » et le « ^ » de « Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie, n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ! ». Pascal Forbes
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27 février / série 2013 - Ephéméride

27 février / Mansarde

mercredi 27 février 2013, par Blackout

27 février
 
Mansarde
 
Aux environs de dix-sept heures, la maison se referme sur moi. Je viens de dehors, sous la voûte infinie du ciel et les crachats des moteurs à explosion, je viens d’escalader les marches malades des quatre étages, et c’est à peine essoufflé que je pénètre dans mon terrier. Et malgré le grand Velux que je ne peux ouvrir lorsqu’il pleut, malgré le charmant hublot qui donne sur la tour de la cathédrale, délicieuse facétie du propriétaire graphiste, je me sens de suite comme dans un t-shirt trop petit. Je balance mes courses à proximité du frigo, qui jouxte l’évier où traîne quelque vaisselle sale, et je me pose, sac de pomme de terre, sur mon fauteuil IKEA à la limite de la rupture.
Et là je bloque...
Pas le courage d’ouvrir la porte du réfrigérateur de poche, porte du freezer ballant givre envahissant ; lutter pour que toutes mes courses tiennent à l’intérieur, rien que des jeux navrants à la télévision, la sieste j’ai déjà donné. Lexomil ? stop. Trop facile. Je saute de mon fauteuil et marche de long en large sur le parquet qui craque en attendant que le gardien du zoo me balance un quartier de barbaque.
Et le nid devient une prison...

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