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Richard Palachak

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits : 31-32-33

Tuesday 6 February 2018, by Blackout

Photo de Simon Woolf

Pour le livre de Richard Palachak, "Kalache", c’est par ici : KALACHE

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits : 31

 
Simon m’effara. J’en revenais pas ! Ma main à couper qu’il s’agissait de la grosse goulotte dans laquelle j’avais éjaculé en début de soirée, après m’être brandouillé en repensant à la strip-teaseuse. Elle avait le même gros bouchon de liège enfoncé dans le col, la même quantité de liqueur brunâtre, et surtout la même mousse infâme, formée après la bonne secouée que je lui avais infligée afin de faire disparaître le dépôt blanchâtre de mon foutre. À un détail près... Le dépôt en question s’était reformé sous la forme d’un mince filet qui s’étiolait du cul de la bonbonne jusqu’au goulot. Mon estomac se retourna, et je dus m’appuyer sur l’épaule de Felicio pour ne pas gerber.
 

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits : 32

 
Je pénètre dans l’obscurité et là, voilà qu’un type me saute dessus par surprise et me colle une droite. J’ai à peine eu le temps de voir arriver sa gauche que je lui fonce tête baissée dans le bide. On se retrouve alors tous les deux à terre et je lui fais une clé à la gorge. Complètement asphyxié, le mec se relâche et j’en profite pour dégager mon bras droit et le bombarder de pains dans la gueule. Quand j’ai senti qu’il était inconscient, je me suis dégagé et l’ai traîné dans la cour à la lumière.
 

Fragments de Nuit, inutiles et mal écrits : 33

 
Mes racines slaves me rappelaient à la maison. J’étais enfin chez moi. L’alcool coulait dans mes veines, la fumée me remplissait les poumons, le chant des sirènes inondait mon crâne, la langue de ma mère berçait mon cœur avec un long frisson de fièvre, les bras chaleureux de mes frères et de mes sœurs m’avalaient au fond d’un firmament à l’envers, jusqu’au sein de la terre, dans le magma honni de cette force slave qui fait rire de tout et pleurer de rien.
 

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